Première édition du colloque sur la santé mentale sur les campus universitaires Miami - crédit photo Nicolas Tilli


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Les 22 et 23 octobre 2019, la première édition d’un séminaire multidisciplinaire, organisé conjointement par la Florida International University (Faculté de Communication, Architecture + The Arts-CARTA), a eu lieu dans les locaux de la FIU (Florida International University) à Miami. , l’Université Toulouse Capitole (Institut du Droit de l’Espace des Territoires, de la Culture et de la Communication -IDETCOM) et l’Université Toulouse 2 Jean Jaurès (Laboratoire de Cliniques Pathologiques et Interculturelles -LCPI). Le thème retenu était «La santé mentale sur les campus universitaires: problèmes actuels, contextes et défis».

Cette première édition de travaux a réuni un grand nombre de chercheurs, enseignants et acteurs américains et européens. Une délégation d’enseignants-chercheurs toulousains composée de Nicolás Tilli (Université Toulouse Capitole), David Vavassori et Sonia Harrati (Université Toulouse 2 Jean Jaurès) et Francis Quérol (doyen de la Faculté d’Administration et de Communication de l’Université Toulouse Capitole) avait fait Le voyage à Miami.

L’originalité de cet événement de recherche était triple:

-Lancement d’une coopération triangulaire et multidisciplinaire des sciences humaines et sociales: cette recherche fédère des enseignants-chercheurs en sciences de la communication, en droit et en psychologie.

-Une coopération multiculturelle et trilingue en français, anglais et espagnol.

– Le séminaire était ouvert au grand public et n’était pas uniquement réservé aux acteurs académiques et institutionnels.

L’objectif de ce séminaire était de formaliser le début des travaux d’une dynamique internationale de collaboration transatlantique (voir «Consortium») et d’identifier les besoins et stratégies permettant de traiter les problèmes de santé mentale sur les campus universitaires (aspect comparatif), à travers des perspectives croisées: sciences de la communication, droit et psychologie.

Les travaux de ce séminaire visaient à évaluer la situation générale au sein de chaque campus et, plus précisément, à identifier les défis institutionnels pour envisager des actions spécifiques de prévention, de promotion et d’intervention.

Le premier jour du séminaire a inclus des échanges entre acteurs académiques et professionnels à travers des plénières, des panels de discussion et des séances de présentation d’affiches avec la participation d’étudiants et de doctorants.

La deuxième journée s’est concentrée davantage sur l’échange de planification conjointe d’actions spécifiques et de projets de recherche multidisciplinaires.

Les sujets abordés reflétaient les principales questions soulevées par la santé mentale sur les campus universitaires pour les étudiants, ainsi que pour le personnel universitaire (enseignants, chercheurs et personnel administratif) et pour l’université en tant qu ‘«organisation».

Différents niveaux d’impact ont été identifiés (individuel, familial, social et communautaire), plusieurs problèmes ont été identifiés (troubles du sommeil, anxiété, alimentation, dépression, toxicomanie, etc.) et des risques psycho-professionnels.

Diverses actions ont été proposées (promouvoir l’inclusion, renforcer l’accès aux services de santé, renforcer les politiques de prévention et de promotion de la santé, réduire la discrimination et la stigmatisation, renforcer l’exercice des droits et libertés, etc.) qui visaient également à améliorer la qualité de vie perçue des personnes impliquées afin de les aider à atteindre leur véritable potentiel.

Le procès-verbal de ce premier séminaire sera publié prochainement et diffusé auprès des participants et du grand public.

Suite à cette première rencontre, les équipes ont décidé de prolonger leurs échanges et leurs réflexions communes lors de la deuxième édition qui prendra la forme d’un colloque et qui se tiendra à Toulouse (France) en octobre 2020.

Cette deuxième édition impliquera l’expansion géographique des acteurs impliqués puisque les universités de Buenos Aires et Rosario en Argentine, ainsi que l’Université de Florence (Italie) et le Complutense de Madrid (Espagne) rejoindront le Consortium initial.