Appel à communications

Rappel des dates clés pour la soumission de communications

  • Ouverture du site pour la soumission des propositions de communications : 21 janvier 2020.
  • Ouverture de l’inscription : 21 janvier 2020.
  • Date limite pour la soumission des propositions de communications (résumé) : 15 mai 2020.
  • Notification d’acceptation des propositions de communications (résumé) : 1er juillet 2020.
  • Date limite pour la remise des textes complets des communications : 1er septembre 2020.
  • Notification d’acceptation des textes complets de communications : 1er octobre 2020.
  • Date de fin de l’inscription : 15 octobre 2020.

Conditions de soumission des communications

Pour ce colloque sont autorisées les communications en français, en espagnol ou en anglais
(NB : aucune traduction simultanée n’est prévue pour les prises de parole pendant le colloque).

Les propositions de communication doivent être d’une longueur comprise entre 2500  et 4000 caractères (espaces non compris, plan et bibliographie non compris).

Les propositions de communication doivent également comporter le(s) nom(s) et adresses électronique et postale de leurs auteurs.

Les textes complets pour publication doivent être d’une longueur maximale de 30000 caractères maximum (notes et espaces compris).

Les textes complets seront également soumis à l’évaluation.

L’ensemble des communications acceptées par le comité de sélection sera publié dans les actes du colloque, si évaluation favorable du texte définitif.

Actualité de la thématique

Parler de santé mentale n’est pas facile. Pourtant, cela devrait être tout simplement une question de santé comme une autre.

En effet, la santé mentale touche différentes sphères : par exemple la sphère individuelle, la familiale, la sociale, la physique, l’économique, l’émotionnelle, la psychique… Cependant, la réalité est tout autre et se caractérise par le tabou, la souffrance, la désinformation, la stigmatisation, la discrimination, la peur, la mise à l’écart et l’isolement[i].

Aujourd’hui les personnes souffrantes (véritable « handicap invisible ») doivent affronter un « stigmate sociétal » (source de souffrance externe et artificielle) généré notamment par l’aspect négatif du diagnostic (lequel accompagne et étiquette l’individu tout au long de sa vie), et de la souffrance psychique, mais également par les représentations sociales stigmatisantes et discriminatoires envers la souffrance psychique et envers la personne concernée, lesquelles s’ajoutent à la souffrance propre du trouble (démembrement interne du sujet) et impactent sur l’accès au soin. Les variables socio-culturelles viennent encore complexifier la situation de souffrance (aspect environnemental) et l’accès aux services institutionnels de prise en charge.

À cette situation générale, nous pouvons en ajouter une particulière, celle des personnes porteuses de Troubles du Spectre Autistique (TSA). Cette situation nous invite à interroger les mêmes inquiétudes en termes de réussite universitaire, de travail et d’inclusion de ces personnes avec des besoins éducatifs particuliers (usagers des services publics : éducation et santé).

Une chose est certaine : la situation actuelle reflète l’existence de problématiques individuelles, familiales et communautaires d’exclusion et d’isolement (symbolique, imaginaire et réelle), d’auto-stigmate, de ségrégation sociale, non respectueuse des droits des citoyens, créant des inégalités, qui ont un impact sur l’accès aux soins et générent des conséquences socio-économiques et socio-sanitaires négatives.

Cette problématique reflète un certain nombre d’inquiétudes contemporaines et se situe dans les différents agendas politiques des sociétés modernes soucieuses des risques psychosociaux. Ces derniers, définis comme des risques pour la santé mentale, physique et sociale, sont engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental.

Importance de la thématique

À l’université, posséder une bonne santé mentale constitue une ressource pour réussir ses études, travailler dans de bonnes conditions et protéger une perception de bien-être. En effet, une mauvaise santé mentale influence directement la vie quotidienne des étudiants et du personnel universitaire (enseignant et administratif), affectant leur capacité à étudier, à travailler et à avoir une vie sociale satisfaisante.

De nos jours, le nombre d’étudiants et de personnels universitaires ayant des besoins et des problèmes de santé mentale augmente régulièrement. Les enjeux sont à la mesure de la souffrance et des troubles présents dans la population universitaire. Les universités sont confrontées à des défis de taille dans la compréhension de ces problèmes pour faire progresser leur prise en charge sur les campus universitaires[ii].

L’inquiétude majeure est que, sans une prise en charge (en amont et en aval), ces situations peuvent favoriser l’échec universitaire, permettre l’apparition de pathologies mentales sévères (dépression, anxiété, troubles du déficit de l’attention, burn-out, tentatives de suicide…) et être à l’origine des comportements à risque (consommation d’alcool et de drogues ou de médicaments…). Concernant les personnels universitaires, l’importance de prendre en compte les risques psycho-sociaux préoccupe de plus en plus les politiques publiques…

Malgré ce constat, nous identifions soit des absences, soit des fortes difficultés liées à la mise en place de politiques et de stratégies d’informations sur le sujet, d’actions de communication, de prévention, de formation, de promotion de santé et d’inclusion sociale, au sein même des structures universitaires.

Approche pluridisciplinaire

Selon le Rapport du conseil d’analyse stratégique sur la santé mentale, mais aussi selon le Plan d’action mondial pour la santé mentale 2013-2020 de l’OMS, cette thématique nécessite de par sa genèse multifactorielle, pluridimensionnelle et plurisectorielle[iii], une approche pluridisciplinaire afin d’appréhender la complexité de cette problématique. Les enjeux sont à la mesure de la souffrance et des troubles présents dans la population universitaire.

Cette thématique vise à établir une réflexion autour des stratégies en matière de santé mentale qui peuvent être utiles pour sensibiliser, comprendre et faire progresser les politiques et actions visant la prévention, la communication, la promotion, l’information et la lutte contre la discrimination et la stigmatisation. Dans ce contexte, cette réalité complexe mérite une réflexion à plusieurs niveaux.

La relation triangulaire entre l’InfoCom, la Psychologie et le Droit permettra de comprendre les problématiques liées à : la prévention-promotion de santé mentale, la lutte contre l’isolement, les politiques publiques de diminution de la discrimination-stigmatisation (de la souffrance et de la personne souffrante), l’inclusion sociale, le respect des droits et libertés, la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique, l’accès à l’enseignement supérieur et la réussite des études supérieures.

Sous cette approche, l’InfoCom trouve sa place à travers : la communication pour la santé, la communication des organisations, la communication engageante, l’information en santé, la communication de changement dans les organisations, l’utilisation de nouvelles stratégies communicatives, la communication pour le changement social et l’étude des représentations et des perceptions.

Outre le respect de droits fondamentaux et de l’accès au soin, la place du Droit s’explique par le fait que les difficultés rencontrées pour exercer ces droits nuisent tout simplement à la santé mentale. D’une part, la souffrance psychique a un impact sur les droits des étudiants universitaires et du personnel administratif et enseignant de l’université et, d’autre part, les atteintes à leurs droits menacent également leur santé.

En effet, ne pas pouvoir exercer un certain nombre de droits et ne pas pouvoir les maintenir lorsqu’ils sont menacés (suivre des études, maintenir un travail, un logement, un titre de séjour, se nourrir…) a inévitablement des répercussions sur leur santé et leur citoyenneté.

La Psychologie permettra de comprendre les processus à l’œuvre dans l’émergence, le maintien ou les récurrences des formes classiques et contemporaines d’expression de la souffrance psychique au sein de l’université. La psychologie laisse place à la compréhension des processus et des facteurs psychologiques en jeu lorsque l’étudiant ou le personnel de l’université (administratif ou enseignant) est confronté à une évolution de sa santé et ce afin de mettre en place des actions d’inclusion et des programmes de prévention et promotion de la santé.

Cette approche pluridisciplinaire axée sur les sciences humaines et sociales favorisera une exploration inédite et l’élaboration des programmes et campagnes (visant les étudiants et les personnels universitaires) de formation, d’interventions, de prévention, de promotion, de communication parfois multidisciplinaires, individuels ou collectifs, intersectoriels ou non, afin de maintenir, restaurer ou renforcer la perception de la qualité de vie des étudiants et des personnels universitaires, avec la prise en compte du vecteur culturel et interculturel.

[i] Romeo, R., McCrone, P., & Thornicroft, G. (2017). The Economic Impact of Mental Health Stigma. In Mental Health Economics (pp. 401-414) ; et Springer, Cham ; Clement, S., Schauman, O., Graham, T., Maggioni, F., Evans-Lacko, S., Bezborodovs, N., … & Thornicroft, G. (2015). What is the impact of mental health-related stigma on help-seeking? A systematic review of quantitative and qualitative studies. Psychological medicine, 45(1), 11-27.

[ii] Michaels, P. J. & Corrigan, P. W. & Kanodia, N. & Buchholz, B. & Abelson, S. (2015). Mental Health Priorities: Stigma Elimination and Community Advocacy in College Settings. Journal of College Student Development 56(8), 872-875 et Corrigan, P. W., Kosyluk, K. A., Markowitz, F., Brown, R. L., Conlon, B., Rees, J., … & Al-Khouja, M. (2016). Mental illness stigma and disclosure in college students. Journal of Mental Health, 25(3), 224-230.

[iii]http://archives.strategie.gouv.fr/cas/system/files/rapport_sante_mentale_version_18nov09validdqs2.pdf

Axes retenus pour les propositions de communications :

Trois grands axes de travail ont été dégagés, axes qui constitueront les fils conducteurs de deux journées de travail.

– 1er axe : Sciences de l’Information et de la Communication et la santé mentale

– 2ème axe : Droit et santé mentale

– 3ème axe : Psychologie et santé mentale

Cette triple approche revalorisera la pluridisciplinarité en sciences humaines et sociales autour d’une thématique commune. Elle mettra au cœur des interrogations la souffrance de la population universitaire (les étudiants et le personnel administratif et enseignant) et permettra :

– D’identifier les situations et les actions qui produisent discrimination et stigmatisation et étudier comment elles impactent sur l’accès aux soins,

– De comprendre comment les représentations et les perceptions impactent sur le phénomène de discrimination et de stigmatisation,

– D’évaluer les conséquences personnelles, sociales, institutionnelles et économiques de cette souffrance sur la réussite universitaire, les conditions de travail, la santé et le bien-être des étudiants et des personnels universitaires,

– D’analyser les problématiques liées au respect de l’égalité et de l’inclusion à l’université des personnes à besoins éducatifs particuliers,

– De présenter les initiatives existantes en matière de lutte contre la discrimination et la stigmatisation mais aussi celles en faveur de l’inclusion des personnes à besoins éducatifs particuliers,

– De proposer des alternatives pour réduire la discrimination ainsi que la stigmatisation et favoriser l’inclusion des personnes à besoins éducatifs particuliers,

– D’identifier les situations et les actions qui produisent discrimination et stigmatisation,

– De comprendre comment les représentations et les perceptions influencent le phénomène de discrimination et de stigmatisation,

– D’évaluer les conséquences personnelles, sociales, institutionnelles et économiques de cette souffrance sur la réussite universitaire, la santé et le bien-être des étudiants, du personnel administratif et des enseignants-chercheurs,

– D’envisager des alternatives en termes de réduction de la discrimination et de la stigmatisation, et

– De proposer un travail de réflexion opérationnel autour du respect de l’égalité et de l’inclusion des personnes avec des besoins éducatifs particuliers.

Formulaire pour l’envoi des communications

Les propositions de communication ainsi que les textes complets pour publication doivent obligatoirement être soumises par l’intermédiaire du formulaire ci-dessous :

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